La ligue algérienne de défense des droits de l’homme a organisé le samedi 29 novembre, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, une conférence de presse. |
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Lors de son intervention, Madame Nadjia Zeghouda, responsable du comité de Lutte contre les Discriminations faites aux Femmes au sein de la LADDH a rappelé dans son introduction que la célébration de la journée du 25 novembre a été décidée lors de la conférence de pékin en 1995. |
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Et que cette journée est l’occasion de « dire non à la violence à l’égard des femmes ». Madame Zeghouda a, ainsi, expliqué que les femmes violentées étaient un facteur qui retardait le développement des pays. Elle estime, en outre, que la violence à l’égard des femmes est la violation des droits la plus tolérée dans le monde. |
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Evoquant l’enquête de l’INSP effectuée en 2003 sur le sujet, la responsable du comité de la LADDH a pointé du doigt la famille qui, au lieu d’être un refuge et un environnement protecteur, est devenu le premier lieu où la femme est violentée. |
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Elle a, ensuite, appelé l’ensemble des acteurs : institutions gouvernementales et société civile à réfléchir, ensemble, à une stratégie de lutte contre la violence à l’égard des femmes algériennes. |
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Madame Zeghouda qui est aussi impliqué dans la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, initiée par le ministère délégué chargé de la famille, annonce le lancement prochain d’une campagne de sensibilisation du comité de lutte contre les discrimination faites aux femmes de la LADDH à travers le pays. |
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Des conférences et des projections de films suivis de débats seront organisées à cette occasion, durant une année. |
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La conférencière déplore le manque de centre d’écoute (il existe deux centres associatifs et un dépendant du ministère de la solidarité). « Le mouvement associatif ne peut, à lui seul, prendre en charge les femmes victimes de cette violence, c’est à l’état de le faire » a-t-elle indiquée. |
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Il s’agit de recueillir, d’abords, l’information à travers les centres d’écoute les services de police et de gendarmerie, de mettre en place des centres d’urgence et des centres de prise en charge réelle. Il faut donc selon madame Zeghouda une politique nationale globale de prise en charge des femmes victimes de violence. |
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Lois et instruments juridiques |
Le Comité de Lutte contre les Discriminations faites aux Femmes reconnaît l’existence de lois nationales protectrices (à l’exception du code de la famille), les nouveaux amendements de la constitution sont un plus. |
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L’Algérie a ratifié plusieurs conventions internationales (la convention de l’OIT sur le travail forcé et la discrimination à l’emploi, la convention sur l’élimination de toute les formes de discrimination à l’égard des femmes, la déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la déclaration et le programme d’action de Beijing) mais la réalité, sur le terrain, est tout autre estime Nadjia Zeghouda. |
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Dans le milieu professionnel, la violence faite aux femmes est liée à une situation de précarité de l’emploi. « La femme est soumise à une docilité pour le renouvellement de son contrat » estime madame Zeghouda « elle subit le harcèlement sexuel ». |
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Le comité de la LADDH appel au renforcement de l’article 341 bis qui pénalise le harcèlement sexuel. L’article selon la conférencière a contribué à délier les langues, mais il exige des preuves difficiles à réunir. Le comité réclame dans ce cas la protection des témoins et des dommages et intérêts pour les victimes. |
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Sources: RANAHNA.dz |
Le 30 novembre 08 |