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Actualité
L’université de Bejaia vient d'opposer un refus catégorique à l'impression et la distribution de la revue du Club Scientifique et Culturel " Les Amis du Livre" (Révolunivers est son nom)
24-02-2010
Voici son l'éditorial...
De la colline oubliée à Poutakhine.
«le livre depuis l’époque de CERVANTES en multipliant à la fois les auteurs et les lecteurs, est devenu un véhicule démocratique, un espace de choix libre, d’interprétation alternées du moi, du monde et de la relation entre le moi et les autres, entre toi et moi, entre nous et eux.
La religion est dogmatique, la politique est idéologique, la raison se doit être logique, mais la littérature a le choix d’être équivoque». CARLOS FUENTES
Le livre est par nature subversif puisqu’il est censé d’apporter du nouveau. Un régime qui surveille les imprimeries est donc nécessairement un régime de régression.
On connait l’accueil réservé au roman de MOULOUD Mammeri, la colline oubliée après sa parution il y a plus d’un demi- siècle. A cette époque, la logique du parti unique était de vouer aux gémonies tout ce qui n’était pas conforme à la pureté de la révolution. Mammeri était alors, aux yeux des intellectuels, coupable de vouloir faire l’amalgame entre «Berbérisme et Nationalisme».
L’écrivain talentueux, TAHAR Djaout, n’a pas échappé à ces réflexes bestiaux. Lors de la parution post-mortem de son roman, le dernier été de la raison, un pseudo-écrivain qui semble être jaloux de son esprit créatif l’a qualifié de tous les noms d’oiseaux touchant même à l’intégrité de sa personne. C’est dire que les vilenies ont détrôné la critique littéraire et académique.
En 2006, ô maria d’ANOUAR Benmalek a été réduit de toute sa portée historique et comparé presque à une substance fécale par un scribouillard dans un journal arabophone.
En 2008, le roman de BOUALEM Sansal a soulevé un tollé général au sein de «l’intelligentsia» pour avoir jeté un pavé dans la mare, et mêlé un abdominale SS à la glorieuse révolution algérienne.
En 2009, et à la proche d’un évènement culturel majeur qui était le salon du livre, un faux débat a été enclenché à visage découvert sur l’endroit qui devait abriter cette manifestation (palais des expositions ou chapiteau), une autre compagne d’intimidation est exercée sur un autre romancier algérien; MAHDI El djazairi en l’occurrence pour son livre Poutakhine.
A y voir du plus près et à compulser tous ses romans, on constate que le régime algérien ne tolère pas l’écriture en dehors de la «discipline de l’histoire».
Au sommet de la francophonie tenue à Québec, notre président de la république à exposé à ses hôtes de l’organisation international de la francophonie nos avancées national en matière de gouvernance et de droits de l’homme. Le jour même, sa ministre de la culture lançait la police sur un atelier où devait s’imprimer un livre-journal d’un journaliste écrivain opposant.
L’imprimerie contredit, de fait l’emphase moderniste du discoure… le discoure du décalage culturel.
Dans ce dérisoire combat d’arrière garde une chose rassure: quand la censure est élevée au rang de mode de gouvernance, ce qu’il reste de l’ilot de santé politique dans la société.
 
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